Un signe des temps ! septembre 2020

A la fin du mois, le Congrès-Mission se tiendra à Paris : un rassemblement majeur pour l’Eglise en France en termes de dimension (6 à 7000 participants attendus), d’enjeux (la conversion pastorale et le rayonnement missionnaire de nos diocèses et paroisses), de dynamisme et d’innovation apostolique. Organisé, non par une institution ecclésiastique, mais par des mouvements et communautés de laïcs – soutenus et en profonde communion avec de plus en plus d’évêques, de prêtres, de médias ou d’instructions catholiques qui en sont partenaires – ce Congrès témoigne combien l’esprit missionnaire tant désiré et promus par le Concile Vatican II est à l’œuvre en France. Beaucoup de forces vives reviennent à l’essentiel : vivre du Christ, conduire à Lui, proposer au plus grand nombre de faire goûter, particulièrement ceux qui souffrent, son Amour et ses œuvres de libération. Comme l’illustrent l’histoire et le magistère de l’Eglise, son dynamisme et son engagement missionnaire sont des indices essentiels de la qualité de sa foi et de sa bonne santé spirituelle : « La Mission est le signe le plus grand de la maturité de la foi » (Jean-Paul II), « la Nouvelle Évangélisation est le plus beau fruit du Concile » (Benoit XVI), « Le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t’a sauvé !” » (François).

Signe des temps : 4 ans après avoir organisé une journée dédiée aux « prêtres missionnaires », le Congrès organise cette année en parallèle une première journée entièrement dédiée aux couples-missionnaires[1]: nul hasard, alors que l’Église sort de 2 années de crise aigüe en matière de mœurs et de sexualité, acculant injustement tant de prêtres à ne plus être audibles dans bien des domaines. Alors que certains voudraient désacraliser et abaisser le sacerdoce croyant ainsi résoudre la crise, l’Esprit-Saint conduit au contraire à élever et sanctifier le mariage, à déployer les ministères des époux, à mobiliser les couples dans la mission comme jamais l’Église ne l’a fait dans son histoire.

Nous vivons aujourd’hui un temps de grâce assez exceptionnel : comme par vagues successives depuis 2000 ans, l’Esprit-Saint a conduit le peuple de Dieu à approfondir le ministère d’apôtre, puis la vocation monastique, puis celles du sacerdoce et de la vie religieuse. Après le père Caffarel, les équipes Notre-Dame et la naissance de la spiritualité conjugale, après le concile Vatican II, la naissance et la fort déploiement des nouveaux mouvements et communautés avec de très nombreux couples engagés dans la mission, après les catéchèses de Jean-Paul II, la nouvelle évangélisation, … l’Esprit et l’Église – au travers du pape François et de 2 synodes – présentent aujourd’hui le sacrement de mariage comme une vocation consacrée et missionnaire indispensable à la santé et à la vie même de l’Église.

Le mariage, la famille, la sexualité sont aujourd’hui dans une crise particulièrement grave et aiguë à une échelle planétaire et quasi universelle ? Sans doute, comme rarement dans l’histoire de l’humanité. Cependant, il semble clair que l’Esprit-Saint prépare depuis des décennies les antidotes : nous en voyons déjà les prémices et les premiers fruits. Désormais, l’Eglise envoie, appelle la présente génération de couples et les suivantes à monter en première ligne, à devenir des couples-disciples-missionnaires pour rejoindre ceux qui souffrent de ne pas connaître le Christ, annoncer, confesser, témoigner et vivre davantage de cet Evangile de la Sexualité, du Mariage et de la Vie. Ce temps de grâce est de grand prix : heureux ceux qui s’y laissent bousculer et entrainer par l’Esprit !

Alex et Maud Lauriot Prevost[2],

[1] Le 27 septembre : inscriptions sur www.congresmission.com

[2] Membre de l’Équipe du Congrès Mission, coordinateurs de la « Journée Couples Missionnaires » de ce Congrès, organisée par 9 mouvements et communautés

 
  • Bonjour à vous deux, Bonne année, merci pour tout ce que vous faites. …
  • Bonjour, Merci pour ces émissions si enrichissantes. Fraternellement
  • Quelle merveille que cet interview qui donne un avant-goût de "l'amour …